Faire dormir un enfant têtu dans son lit de grand

Tant que bébé dort dans son lit à barreaux, t’es peinard ! Tu le couches, tu lui chantes une chanson, tu lui souhaites bonne nuit et tu te casses. Il pleure 5 minutes et s’endort. Yep. Puis, il y a ce fameux jour où il décide de sortir du lit et parfois même se prend une grosse vautre sur le tapis en essayant de sortir tout seul. C’est le drame : il doit passer au lit de grand… Et là, tu sais déjà que tu vas passer un certain nombre de soirées à le ramener dans sa chambre.

C’est ce qui est arrivé chez nous… 1er enfant, pas de soucis. 2ème enfant, plus têtu tu meurs. Je me relève 10 fois. Papa et maman ferment la porte de ma chambre, je l’ouvre et ressors. Il faut que papa et maman restent à côté de mon lit pour que je m’endorme. Bref, c’est devenu tellement n’importe quoi que je prenais un bouquin assise par terre devant la porte de sa chambre et qu’il mettait de plus en plus de temps à s’endormir, de peur que maman s’en aille. Si on ajoute qu’il se levait la nuit pour venir se coucher avec nous… Dur, dur. Surtout quand on se lève à 6h30…

Au bout de 3 mois, le coucher est devenu un enfer et Papa Positif (P.P) et moi avons décidé de prendre le taureau par les cornes (enfin surtout moi car P.P. voyage pas mal et gérer le coucher seule, c’est encore pire). Tir rectifié en moins d’un mois (loulou de 2 ans 1/2).

Je me suis tournée vers la discipline positive en premier lieu : ramener l’enfant dans sa chambre sans lui dire un seul mot de manière ferme et bienveillante (ouais, parce qu’au bout de 20 fois, t’as juste envie de le balancer sur son lit). Ça marchera peut-être chez toi Ô lectrice/lecteur, mais chez moi cela n’a pas fonctionné et mon petit deuxième pèse une tonne. Il se relevait 40, 50 ou 60 fois d’affilée et en venait même à lever les bras vers nous pour qu’on le porte plus facilement. Je me suis défoncée le dos et au bout du 5ème jour, j’ai lâché l’affaire. Changement de solution !

Routine & Barrière de Sécurité

J’ai fait un tableau de routine illustré montrant toutes les étapes à effectuer du retour de l’école jusqu’au coucher avec les horaires (douche, dîner, brossage de dents, pipi, pyjama, hisoire du soir, câlin, dodo). Extinction des feux à 20h pile. Si douche, dîner, dents, pipi et pyjama sont effectués rapidement, on a plus de temps pour lire l’histoire. Sinon, on lit un livre plus court. C’est ça la discipline positive : on fixe un horaire et on s’y tient donc si on a décider de finir la lecture tous les soirs à 19h40 par exemple, on ne décale pas l’horaire si les enfants ont mis des plombes à se brosser les dents.

Appliquer la même routine tous les soirs aide grandement (tout le monde le dit et c’est vrai – il paraît que si tu te couches tous les jours à la même heure, ton corps s’habitue et cela devient de plus en plus facile de s’endormir à cette heure-là ; tu le savais toi ?!). J’ai aimantée la routine dans la cuisine et envoie le petit loulou récalcitrant la revoir sur le frigo en cas de tentative de négo ! C’est pas moi, c’est le frigo…

Mais j’ai ajouté un truc beaucoup moins positif mais de survie pour le parent : la barrière de sécurité ! Initialement pour empêcher l’accès à la cuisine, je l’ai installé devant la porte de la chambre de ma petite terreur. Quand il a décidé de faire le cirque, même après la routine – je pars et ferme la barrière. 5 minutes. Quand j’y retourne, je lui dis que je laisse la barrière ouverte s’il retourne se coucher. Et ça marche. Je ne laisse jamais la barrière fermée la nuit et j’ai de moins en moins besoin de la fermer au moment du coucher. Cela reste une barrière psychologique et j’attends encore un peu avant de pouvoir l’enlever complètement.

Et vous ? Ça vous parle le loulou récalcitrant à l’endormissement seul dans un lit de grand ? Vous avez des astuces ?!